Les 4 conséquences de la pédagogie "à la française"

Pour poursuivre sur la pédagogie positive, je voulais vous partager la vidéo de Claire Blondel. Cette femme, mère de deux petites filles, est partie en famille vivre en Asie jusqu'aux 9 ans de leur fille ainée. Les petites ont donc été élevées en Asie lors de leurs premières années de scolarité. Claire Blondel a pu comparer l'approche éducative française avec celle pratiquée en Asie. Quelques mois après leur retour en France, les petites filles avaient perdu leur joie d'aller à l'école.

 

D'après elle, l'éducation à la française est imprégnée d'une croyance profondément ancrée qui est "qu'il est interdit de se tromper". Cette croyance serait basée sur deux autres croyances, si on se trompe c'est que forcément :

- soit on ne maitrise pas son sujet

- soit on n'a pas porté suffisamment attention à son travail.

Dans les deux cas, c'est inacceptable dans l'inconscient collectif !

Claire Blondel, met en lumière 4 conséquences de cette éducation à la française :

 

1. L'intolérance

 

En effet, les codes ne sont pas les mêmes partout dans le monde. Et la façon d'écrire à anglo-saxonne ou en japonais est différente de la manière d'écrire à la française. De même les pour l'écriture des chiffres ou leur symbolisation avec les doigts. Vouloir à tout prix faire rentrer des codes dans les habitudes des enfants sans leur ouvrir l'esprit sur d'autres possibles, n'aide pas à la tolérance et à l'ouverture d'esprit.

 

2. La mauvaise estime de soi

 

Constamment mettre en évidence ce qui ne va pas, les fautes et les faiblesses de l'enfant plutôt que ses réussites et ses forces, engendre forcément de la colère, de la déception et un sentiment d'injustice chez l'enfant. Tout cela venant égratigner doucement mais sûrement sa confiance en lui et son estime de lui.

 

3. Le manque d'autonomie

 

Dans le système pédagogique français, l'enfant est soumis à un "contrôleur en fin de chaine" comme le dit Claire Blondel. C'est toujours l'adulte qui contrôle, qui vérifie le travail de l'enfant. L'enfant n'a aucune autonomie dans son travail, et n'est que rarement amené à corriger lui même ses erreurs. En conséquence l'enfant ne travaille plus pour lui, mais pour faire plaisir à un adulte.

 

4. Le manque de persévérance

 

La peur de se tromper provoque inévitablement un manque de persévérance chez les petits élèves français. Car en effet, comme le disait Winston Churchill : "Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme." Par effet domino, les enfants ayant perdu l'estime et la confiance en eux, vont également perdre le goût de persévérer.

Écrire commentaire

Commentaires : 0