Les principales causes de l'échec scolaire et comment y remédier

Dans une très large majorité de cas, les enfants que l'on dit "en échec scolaire", sont des enfants ni moins intelligents, ni moins travailleurs que les autres. Je ne connais pas d'enfants paresseux, je ne connais que des enfants qui ne trouvent pas de motivation à faire une tâche, ou encore des enfants qui perdent leurs moyens devant une épreuve.

 

Depuis quelques années, on s'intéresse particulièrement aux enfants à haut potentiel. Ces enfants ne sont pas tous premiers de la classe. Loin s'en faut. L'on sait aujourd'hui que l'intelligence et la réussite scolaire ne sont pas corrélées! Alors comment expliquer que les enfants soient en échec scolaire et comment peut on y remédier ?

 

  • Les principales causes de l'échec scolaire

La réussite scolaire repose sur trois facteurs essentiels :

1. des fondements internes solides chez l'enfant

2. un entourage bienveillant et un environnement serein

3. des moyens d'apprendre adaptés à l'enfant

 

En effet, en premier lieu pour que les apprentissages soient fructueux, l'enfant doit recevoir toutes les bases nécessaires à son  développement et à son bien-être. Cela paraît évident à certains, mais il est important de rappeler qu'une bonne hygiène de vie est primordiale. De plus, il est important que toutes les fonctions de perception de l'enfant soient opérationnelles. Ainsi, la vue et l'ouïe, en particulier, doivent faire l'objet d'attention de la part des parents.

Il faut également être vigilant aux problèmes plus profonds de l'enfant et savoir détecter les troubles des apprentissages, tels que les dyslexie, dyspraxie, TDA-H.... Des signes doivent alerter les parents. De nombreux sites internet expliquent les symptômes de la dyslexie et de la dyspraxie... Des difficultés familiales temporaires ou permanentes peuvent également expliquer des difficultés d'apprentissage. Comment demander à un enfant de se concentrer sur ses leçons lorsqu'il est envahi par une émotion désagréable. L'émotion l'emporte toujours sur la raison : c'est un comportement de survie (dépendant de notre cerveau archa¨ïque, celui qui nous protège en tant que "mammifère").

 

Ensuite, la qualité d'écoute, d'attention et de sérénité, que l'environnement et l'entourage apporte à l'enfant est également déterminante dans les apprentissages. Le simple fait de croire en son enfant, de croire qu'il va y arriver, renforce la confiance en lui de l'enfant, et l'aide à avancer, à dépasser ses difficultés et à poursuivre ses efforts. C'est ce que l'on appelle l'effet Pygmalion. Dans la même lignée, "les étiquettes" que l'on met à nos enfants font de terribles dégâts. Si je dis à tout va "Mon fils est mauvais en anglais, comme tout le monde dans la famille !". Il ne sera jamais bon en anglais, car il ne peut pas faire autrement que de coller à cette étiquette qu'on lui a posée. La confiance en soi de l'enfant, lui permet de gérer ses émotions et son stress devant l'épreuve. Il est donc important de ne pas la saper !

 

Enfin, les enfants ne savent pas toujours comment apprendre efficacement. Ils apprennent tel qu'on le leur explique ou avec les méthodes de papa ou de maman, ou celles de la maîtresse. Mais nous n'avons pas tous la même "carte du monde". Nous sommes tous différents et nos mode de penser sont tous différents. Comment demander à un enfant qui ne "voit" rien dans sa tête mais qui se parle à haute voix, d'apprendre en lisant sa leçon dans sa tête. Il sera forcément inefficace.

 

  • Quelques conseils pour favoriser les apprentissages

Pour favoriser les apprentissages de vos enfants, il faut donc mettre en oeuvre quelques règles simples et efficaces qui lui permettront de progresser à petit pas, sans stresser.

 

1. Veillez à son hygiène de vie

 

Votre enfant a besoin de sommeil. Il est donc important de mettre en place des rituels qui permettront à l'enfant d'apprécier le moment du coucher : la lecture d'une jolie histoire et un gros câlin seront des petits moments de bonheurs dans vos journées chargées et tourmentées. Ces moments deviendront pour lui un refuge sécurisant. Coucher à 20h00, il pourra retrouver l'énergie nécessaire aux apprentissages de la journée.

 

Votre enfant a également besoin d'une alimentation saine et équilibrée.

  • De l'eau de l'eau de l'eau !

Le corps est constitué à 70% d'eau. Et en ce qui concerne notre cerveau : ses tissus cellulaires sont composés de 85% d’eau. Ainsi quand vous n’êtes pas bien hydraté, votre cerveau peut être le premier à en ressentir les effets, avec des maux de tête, un manque de concentration et une réduction de votre faculté de mémorisation à court terme. Même votre capacité de calcul et votre dextérité psychomotrice peuvent être réduites. Ceci est dû au fait que la déshydratation réduit le niveau de production d’énergie dans le cerveau. Des études ont montré que la faculté de concentration d’un individu décroit progressivement dès que le corps est sujet à une déficience en eau de 1 à 2%. Il faut donc habituer votre enfant à boire régulièrement tout au long de la journée.

 

  • Et le sucre ?

Des études ont montré que manger des aliments riches en sucre raffiné peut avoir un effet négatif sur l’apprentissage, la mémoire et la capacité d’attention des enfants.

 

Si on pense aux bonbons et boissons gazeuses, on n’oublie que le sucre se cache aussi dans la plupart des aliments que l’on retrouve dans les repas industriels. Rien ne vaut un repas fait maison avec des produits frais et de saison.

 

  • N'oublions pas les additifs tel que le glutamate de sodium

Le glutamate de sodium est un exhausteur de goût très utilisé dans les produits industriels. Les travaux de recherche de John Erb, de l'Université de Waterloo en Ontario, ont mis en évidence un lien direct entre ce produit et l'hyperactivité de l'enfant, voire même parfois l'autisme. Si vous voulez en savoir plus cliquez ici.

 

2. Soyez attentifs à ses fonctions essentielles

 

Dès l'âge de 5 ou 6 ans, il est indispensable de surveiller la vue et l'ouïe de votre enfant. Si il voit mal ou si il entend mal, il sera forcément en difficulté scolaire. Un rendez-vous tous les ans voire tous les deux ans chez les spécialistes est donc important.

De plus, si les enseignants vous font part de difficultés d'attention, de lecture, ou autre, surprenant à l'âge de votre enfant, soyez alerté. Il est peut être souhaitable d'avoir un conseil de spécialiste. Si vous ne savez pas vers quel spécialiste vous tournez, pensez à demander conseil à votre médecin généraliste.

 

3. Une bonne dose de bienveillance

 

Comme nous l'avons expliqué, la bienveillance est un facteur essentiel dans la réussite scolaire de votre enfant. Il doit se sentir entendu, compris et entouré. Accepter les émotions de votre enfant, les accueillir avec bienveillance, leur laisser une place pour s'exprimer. Et tout doucement l'amener à s'apaiser, en respirant, grâce à l'humour et la douceur. Ce n'est pas facile, cela demande de l'entraînement. Il faut que nous, parents, nous apprenions aussi à réaliser ces étapes. En exprimant à nos enfants nos émotions, nos besoins et en faisant des demandes claires, nous leur montrons l'exemple. Tout le monde est gagnant. Nous sommes dans le partage équitable des émotions et des besoins. Les relations ne sont plus déséquilibrées. L'enfant a le droit d'être triste ou en colère, tout comme le parent. L'important est de rester bienveillant et d'expliquer à l'autre son besoin. Alors ensemble, on peut avancer et trouver des solutions pour nourrir les besoins des uns et des autres.

 

4. Et enfin une pointe de respect  !

 

"Réfléchis voyons !", "Mais ça fait 15 fois que je te répète la même chose !", "Ne vois tu pas ce qui est écrit devant tes yeux !".... Vous vous reconnaîssezz sûrement dans une de ces petites phrases piquantes que nous lançons tous à nos enfants au moment des devoirs, alors que nous venons de passer une journée harassante au boulot et que nous n'aspirons qu'à un moment de tranquillité. Mais la pression monte, le temps s'écoule, les devoirs n'avancent pas et le repas ne va pas se faire tout seul ! Je vous rassure, nous vivons tous ces moments là.

 

Comprendre que notre enfant n'a pas le même mode de fonctionnement cognitif que le nôtre permet d'être plus tolérant avec lui. Il faut savoir que parmi nous, il y a des personnes de différents profils : les visuels, les auditifs, les kinesthésiques. Ainsi, selon notre profil, tout ce que nous percevons, ne sera pas évoqué de la même manière. Un auditif va se raconter une histoire dans la tête ou répéter les mots qu'il entend. Tandis qu'un visuel va photographier l'image ou la scène qu'il observe et se repasser les images dans sa tête sans entendre le moindre son. Le kinesthésique, quant à lui, aura besoin de bouger pour retenir, parfois de refaire le mouvement, de réécrire... Bref, nous sommes tous différents mais aucun profil ne prédomine sur l'autre. Il faut juste l'accepter et s'adapter pour que l'enfant apprenne avec plaisir sans se sentir nul ! Il n'est pas nul, c'est seulement le moyen d'apprendre qui n'est pas adapté à son fonctionnement. Alors essayez d'identifier quel est son profil. Posez lui des questions pour qu'il vous explique comment ça se passe dans sa tête... Et si vous avez besoin d'aide, les psychopédagogues sont là pour vous aider.

 

 

 

Écrire commentaire

Commentaires : 2
  • #1

    KAMGA (lundi, 06 novembre 2017 19:25)

    les princpales cause l echec scolaire ?

  • #2

    Caroline Decours (mardi, 07 novembre 2017 09:03)

    Bonjour Kamga, je comprends dans votre question, que vous ne comprenez pas le lien entre le sujet de mon article et le contenu de cet article. C'est bien cela ? Si oui, vous avez sans doute raison, le titre n'est sans doute pas idéal, puisqu'en fait, je parle plutôt des principales causes de la réussite scolaire. Donc les causes de l'échec scolaire sont souvent :
    1. des fondements internes fragiles chez l'enfant
    2. un entourage qui n'est pas bienveillant et un environnement qui n'est pas serein
    3. des moyens d'apprendre non adaptés à l'enfant
    L'idée est d'aider nos enfants en faisant du mieux qu'on peut connaissant les origines des difficultés.
    En espérant avoir répondu à votre question, je vous souhaite une bonne journée.
    Caroline