Confiance en soi : tremplin de la réussite

Aujourd’hui je voudrais vous parler de la confiance en soi. C’est un sujet qui me tient à cœur, puisque comme vous avez sans doute pu le constater sur ma page Facebook ou sur mon site internet, c’est le cœur de mes préoccupations, lorsque j’accompagne les enfants et les adolescents.

 

 

Pourquoi est-ce mon cheval de bataille ? Et bien tout simplement parce que ce manque de confiance en moi a coloré ma vie. J’en ai beaucoup souffert enfant, adolescente et même adulte. Au fil des années, grâce à la pratique de la méditation et à la CNV, j’ai pris conscience de mes « comportements de survie » face à ce manque de confiance en moi. Maintenant, je l’accepte et j’agis pour renforcer cette confiance en moi au quotidien, grâce des petites choses faciles à mettre en œuvre, qui ont « rééduqué » mes mécanismes de fonctionnement. Aujourd’hui je suis une adulte, une femme, une mère épanouie. J’ai choisi ma vie, je ne subis rien qui ne me soit pas tolérable. Je pense avoir réussi pleinement.

 


 

Juste un petit point préalable : manque de confiance en soi et manque d’estime de soi sont très proches l’un de l’autre. Le premier touche à ce que nous croyons être capable de faire, tandis que le second touche à ce que nous croyons être. Un manque d’estime de soi est donc encore plus profondément ancré. Mais que vous ayez un manque de confiance en vous ou un manque d’estime de vous, la démarche sera la même.

 

Je vais donc vous partager, ce qui a marché pour moi et qui peut vous aider, vous aussi à réussir votre vie.

 

 

 

1.      Savoir identifier ce manque de confiance en soi

 

 

Il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur nos maux. Pourtant c’est le préalable à toute démarche de développement personnel pour atteindre l’état de bien-être désiré. Il faut prendre conscience de ce mal-être qui nous empêche de vivre pleinement. Freud ne disait-il pas : « avoir conscience que l’on est malade, c’est être déjà à moitié guéri. »

 

Alors comment identifier si vous manquez de confiance en vous ?

 

Certains symptômes peuvent être des signes d’un manque de confiance en vous. Sans être exhaustive je peux citer :

 

 

  •  Avoir besoin d’être expert

 

Ne jamais se sentir assez compétent dans un domaine, avoir le syndrome de l’imposteur quoiqu’on fasse, quel que soit son parcours et son expérience. Faire des milliers de formations. Ou changer constamment de voie parce que nous pensons : « je ne suis pas bon dans ce domaine ».

 

  • Etre timide

 

 

 

Parler devant les autres est une torture, parfois arriver jusqu’au malaise. Rougir, avoir les mains moites, le cœur qui s’emballe ; tous ces symptômes sont les manifestations physiques de la peur.

 

Ils peuvent être tout à fait normaux dans certains cas ; c’est le fameux « trac ». Mais lorsque leur degré de manifestation n’est pas proportionnel aux enjeux, le manque de confiance en soi en est souvent la cause.

 

 

 

  • Etre exubérant

 

 

 

Au contraire de la timidité, on peut développer un comportement exubérant. Une personne qui, lorsqu’elle rencontre de nouvelles personnes, parle énormément cache en fait souvent un manque de confiance en elle. Elle en fait trop, comme si inconsciemment elle cherchait à éblouir.

 

 

 

  • Etre susceptibilité, jaloux, arrogant….

 

 

 

Toutes ces attitudes cherchent en fait à compenser un malaise intérieur. Etre susceptible, jaloux, arrogant… c’est être blessé par ce que tu me dis ou ce que tu me fais. Si je suis blessé c’est que tu appuies là où ça fait mal : et comme ça fait très mal de ne pas croire en soi, alors je réagis violemment. 

 

 

 

 

2.      Accepter son manque de confiance

 

 

 

Une fois que vous avez identifié votre mal-être, il est important de l’accepter.

 

Mais attention accepter ne veut pas dire se résigner ! Accepter c’est être pleinement conscient d’une difficulté et par conséquent, c’est permettre de répondre de manière habile plutôt que de réagir machinalement en mettant en place des stratégies inefficaces, que l’on nomme « comportements de survie ».

 

Alors quels sont ces comportements de survie que l’on met en place en règle générale ? Face à une situation difficile, on a deux façons d’agir :

 

  •  Soit se battre
  • Soit s’enfuir

 

Vous conviendrez que ni l’une ni l’autre de ces réactions ne sont adaptées. La première, parce qu’elle repose sur de l’agressivité physique ou verbale, vis à vis d’autrui comme de soi-même. La seconde, parce qu’elle ne fait que repousser le problème ; on continue à vivre avec ce fardeau sans jamais rien résoudre, on se morfond.

 

Vous arriverez sans difficulté à répartir les symptômes que je vous ai décrit plus haut dans l’une ou l’autre des catégories : bagarre ou fuite. Vous avez donc compris que ces fameux symptômes ne sont en fait que des comportements de survie.

 

Lorsque nous avons compris cela, nous pouvons enfin agir de façon efficace.

 

 

 

3.      Agir efficacement face à ce manque de confiance

 

 

 

Maintenant, vous savez que vous manquez de confiance en vous et vous avez identifié les stratégies inefficaces que vous avez mises en place depuis votre enfance pour compenser ce déficit. Alors il vous faut changer votre stratégie et reprendre la main sur vos réactions et vos façons de faire vis-à-vis de vous comme des autres.

 

Le manque de confiance en soi trouve son origine dans l’enfance. Il se développe lorsque certains besoins de l’enfant ne sont pas nourris. Je pense en particulier aux besoins :

 

-          D’amour inconditionnel,

 

-          De reconnaissance,

 

-          De sécurité intérieure.

 

Nourrir ces besoins au quotidien permet de regonfler sa confiance en soi. Voici quelques idées pour nourrir ces besoins :

 

 

  • Ne pas porter de jugement de valeur

 

Commencez pas arrêter les jugements de valeur. Ceci est vrai pour les jugements de valeur que vous faites vis-à-vis des autres, mais avant tout vis-à-vis de vous-même ! Lorsqu’on manque de confiance en soi, on passe notre temps à se rabrouer et à se dire qu’on est nul. Soyons bienveillant vis-à-vis de nous- même.

 

Pour nous aider, la mise en place d’une « rumignotte » est une idée intéressante que j’ai trouvée dans le roman : « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une » de Raphaëlle Giordano. Il suffit de mettre une petite pièce à chaque fois que je porte un jugement de valeur négatif ou que d’une manière générale je rumine. Ainsi, au fil des jours, je rééduque mon cerveau à penser positivement et à être bienveillant vis-à-vis de moi-même. Il a été démontré par les chercheurs qu’entrainer son cerveau à penser positivement rend les gens plus heureux (d’après le psychologue William James, "une des plus grandes découvertes de notre temps, c'est que l'humain peut changer sa vie en changeant son attitude face à celle-ci").

 

  • Pratiquer la gratitude

 

L’application première de la psychologie positive est la gratitude. Entraîner son cerveau à identifier les petits bonheurs du quotidien et remercier pour tous ces petits bonheurs contribue à changer notre façon d’être. On reprend ainsi le pouvoir sur notre vie, on ne courbe plus le dos devant les difficultés.

 

Ecrire tous les jours sur un petit carnet, les petits moments de bonheur ainsi que nos petites ou grandes victoires contribue d’une part à rééduquer notre cerveau à penser de façon positive et d’une part à nourrir notre besoin de reconnaissance.

 

Un petit exercice simple pour les enfants : noter sur une feuille avec l’aide de papa et maman, toutes mes qualités et mes points forts.

 

 

 

  • Se reconnecter à son corps

 

Nos pensées ne sont pas des faits ! Ce ne sont que des pensées.

 

Prendre de la hauteur par rapport à ses pensées, en sortant de sa tête, c’est revenir dans l’ici et maintenant. Cela passe par une reconnexion à son corps. La méditation permet cela. Ainsi, nous prenons conscience que nos pensées ne sont pas la réalité. Elles ne sont pas objectives, elles passent à travers des filtres, qui nous font parfois voir la vie en noir. Et lorsque nous manquons de confiance en nous, ces filtres sont très puissants et très négatifs.

 

Dès le plus jeune âge on peut apprendre à l’enfant à rester en contact avec son corps. Le livre CD : « Calme et attentif comme la grenouille » de Eline Snel est un outil intéressant.

 

 

 

  • Se détacher de nos étiquettes et travailler sur nos croyances

 

Les parents, les professeurs portent un regard sur l’enfant qui est biaisé par leurs propres filtres. Les adultes ont tendance à poser des étiquettes sur le front des enfants. Et ces étiquettes sont lourdes de conséquences. L’enfant n’arrive pas à s’en détacher. Pour des raisons de sécurité intérieure, l’enfant va coller à cette étiquette et nous les portons encore bien souvent à l’âge adulte. Il faut donc arriver à prendre conscience des croyances que l’on porte et qui ne sont pas les nôtres.

 

Ce n’est pas parce que papa m’a dit lorsque j’avais 10 ans : « Tu n’es pas doué en anglais ! », que toute ma vie je vais penser que je ne pourrai jamais apprendre l’anglais. Je n’ai peut-être pas trouvé la méthode qui me convient pour apprendre l’anglais, mais mes capacités sont les mêmes que les autres.

 

 

Il en va de même de nos propres croyances limitantes. Si je pense être incompétent dans un domaine, alors je ne fournirai jamais les efforts nécessaires à progresser dans ce domaine. Travailler sur ces croyances limitantes nous aide donc à avancer sereinement.

 

 

 

Vous avez compris, reprendre confiance en soi, demande de rééduquer sa façon de penser, de faire, de réagir. C’est dans la durée que ça se met en place. Il n’y a pas de baguette magique. Néanmoins, ce n’est pas sorcier, un peu de bonne volonté et beaucoup de persévérance vous amèneront vers la vie dont vous rêvez…

 

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