Confiance en soi et créativité

Avez-vous déjà fait le lien entre la créativité et la confiance en soi. Il existe pourtant !

 

 

Faites-vous partie des « créatifs » ou des « non créatifs » ? Si vous croyez faire partie des « non créatifs », vous avez sans doute le souvenir plus ou moins lointain d’un parent, ami ou professeur, qui vous disait : « c’est moche ce que tu as fait » ou « Ça ne ressemble à rien ».

 

Et depuis, vous avez abandonné le dessin, ou la sculpture, parce que vous êtes persuadés que vous n’êtes pas un artiste dans l’âme, vous n’êtes pas un créatif ! Et bien STOP ! Arrêtons là les dégâts et réfléchissons un instant.

 

 

 David Keller, ingénieur, designer et professeur américain a dit :

 

« Lorsque les gens gagnent en confiance créative, ils commencent vraiment à travailler sur les choses importantes de leur vie. Ils ont plus d’idées et prennent donc les meilleures décisions. »

 

Ainsi, d’après lui, être créatif c’est d’une part, pouvoir être en phase avec ses propres envies et besoins. Et d’autre part, c’est être plus intelligent. Jusque-là, vous me direz, rien de nouveau. Les gens créatifs et innovants sont considérés comme les plus intelligents d’entre nous ! Oui mais, tout le monde est créatif, ou en tous les cas tout le monde l’était à l’origine et tout le monde peut retrouver cette créativité. C’est ce que pense David Keller et c’est en ça que ses propos sont intéressants. Il fait partie de ces personnalités qui pensent que nous sommes tous pourvus des mêmes potentialités, mais que certains les utilisent mieux que d’autres. Tout cela étant lié à notre histoire, notre tempérament, notre sensibilité au monde…

 

Il ajoute « Ne laissons pas diviser le monde entre les créatifs et les non-créatifs comme si c’était un don de Dieu. Aidons les gens à se rendre compte qu’ils sont naturellement créatifs. »

 

Cet homme s’efforce donc dans son école, de développer la confiance créative de ses élèves. Pour cela il applique un processus de « maîtrise guidée » selon le modèle du psychologue américain Albert Bandura. Ce dernier guéri ses patients atteints de phobies en seulement quelques heures. Le principe est d’essayer pas-à-pas d’affronter sa peur, puis de persévérer dans cet effort pour acquérir en « auto-efficacité ». C’est-à-dire intégrer l’idée que l’on peut changer, que l’on peut atteindre l’objectif fixé.

 

En conclusion, par une série de petites réussites (pouvoir regarder une photo de l’objet de sa peur, puis pouvoir regarder l’objet réel, puis s’en approcher, puis le toucher, puis le prendre dans sa main ...), on transforme sa peur en familiarité. On rentre alors dans un cercle vertueux, où émotionnellement, le fait de combattre sa peur permet d’être enthousiaste à l’idée de l’affronter encore un peu plus loin.

 

Notre épanouissement passe à n’en pas douter par notre liberté à être créatif. Il faut donc que nous affrontions la peur du jugement des autres vis-à-vis de notre créativité. Chaque petit pas, petite victoire sur cette peur nous fait avancer vers notre bien-être émotionnel, personnel, mais aussi professionnel.

 

Alors n’hésitez pas à vous imposer des petits défis pour développer cette créative.

 

Et pour vos enfants, surtout, surtout, pas de jugement ! Mais accueil et regard bienveillant de ses performances. Permettez-lui de disposer d’un espace de créativité et de liberté corporelle et manuelle. Ça peut être dehors dans la terre, ou dans la baignoire, ou encore dans le garage, ou n’importe où d’acceptable pour vous… Un endroit où il pourra salir et se salir, patouiller, toucher, créer, rêver, inventer… Il grandira ainsi dans la liberté d’être lui !

Écrire commentaire

Commentaires : 0