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Vous trouverez sur cette pages quelques articles que j'écris sur les thématiques liées aux apprentissages. Mais si vous souhaitez avoir plus d'informations et de contenus (partages de vidéo, d'articles autres que ceux que j'écris...), je vous propose de vous abonner à ma page Facebook, qui est plus vivante en allant sur la page directement (lien ci-dessous). 

 

Caroline

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Comment aider un enfant avec un syndrome autistique

Avoir un enfant avec un syndrôme autistique n’est pas toujours facile, que ce soit à la maison ou dans une classe d’école.

 

Ce sont de enfants qui ont quelques particularités. En voici une liste non exhaustive :

 

-       Ils subissent de grand stress, lorsqu’ils ne connaissent pas leur environnement,

-       Ils ont des difficultés relationnelles avec leurs pairs comme avec les adultes, souvent ils n’arrivent pas à regarder dans les yeux lorsqu’ils parlent à une personne,

-       Ils ne disposent pas des codes de société : ce qu’on peut dire ou pas dans tel ou telle autre situation,

-       Ils ont beaucoup de mal à décrypter les émotions des autres (et parfois leurs propres émotions),

-       Ils ont souvent un retard dans leur développement psychomoteur, en particulier pour tout ce qui motricité fine (l’écriture notamment est une chose qu’ils n’aiment pas beaucoup),

-       Ils ont beaucoup de mal à se concentrer plus de quelques minutes voire quelques secondes.

 

Pourtant ce sont des enfants qui ont une intelligence dans la moyenne, voire même supérieur à la moyenne.

 

Afin de les aider et de créer un climat apaisé à la maison comme à l’école, quelques solutions intéressantes sont proposées dans l’article de Juliette Lequino, je vous propose de le lire.

 

https://www.juliettelequinio.fr/autisme-et-ergotherapie/12-trucs-dergo-pour-passer-une-bonne-annee-scolaire-avec-un-eleve-autiste39940383311149

L'estime de soi selon Christophe André

J’ai assisté jeudi 22 juin à la conférence de Christophe André, qui s’est tenue à la Bourse du travail de Lyon.
A cette occasion, Christophe André nous a parlé de la psychologie de l’estime de soi. Il m’a semblé intéressant de vous faire une petite synthèse de cette conférence, au cas où vous n’auriez pas eu la chance de pouvoir y assister. (La photo jointe à mon article est une photo d’Isabelle Pailleau, créatrice et formatrice de la Fabrique à Bonheurs, qui a réalisé une synthèse de la conférence sous forme de Sketchnote, trop top !)
Revenons-en à nos moutons. Je vais tenter de vous expliquer en quelques lignes ce que Christophe André nous a expliqué en 2,5 heures.

Tout d’abord quelle différence fait-on entre la « confiance en soi » et « l’estime de soi » ?

  • La confiance en soi touche à la dimension comportementale de mon être : « Suis-je capable de … ? »
  • Tandis que l’estime de soi touche à une dimension globale de mon être : « Comment est-ce que je me vois ? Comment est-ce que je me juge ? Comment est-ce que je me traite ? »
Il est à noter que la terminologie « estime de soi » est plus récente, dans la littérature scientifique, que le terme de « confiance en soi ».
L’estime de soi peut se décrire selon deux critères : le niveau (haut ou bas) et la stabilité (stable ou instable).
  • Une haute estime de soi, stable dans le temps est une situation optimale. Les personnes sont plutôt heureuses et bien dans leur peau.
  • Une haute estime de soi, instable dans le temps est en déséquilibre. L’exemple type est la personne narcissique.
  • Une faible estime de soi, stable dans le temps est typique des personnes qui voient la vie au travers d’un filtre assez noir, avec une vision pessimiste de l’humanité. Mais pour autant, elles ne sont pas en difficulté personnellement.
  • Une faible estime de soi, instable dans le temps déclenche des troubles psychiques, tels que des montagnes russes émotionnelles, nécessitant parfois un accompagnement en psychothérapie.
L’estime de soi ne peut s’évaluer qu’en situation de stress ou d’agression de son estime, exemple lors d’un entretien d’embauche ou d’une compétition sportive… Car en situation normale,90% des personnes semblent avoir une bonne estime d’eux !
Par ailleurs, l’estime de soi n’est pas un trait figé de la personnalité. Elle dépend :
  • des influences passées : l‘éducation et l’amour qu’on a reçus, le modèle parental qu’on a eu, les relations vécues avec nos pairs durant l’enfance. Celles-ci sont immuables ou presque, elles agissent sur la part inconsciente de notre estime de soi et expliquent les automatismes que nous avons mis en œuvre.
  • des influences actuelles directes ou indirectes. Notamment toutes les pollutions et pressions que l’on subit au quotidien, telles que la pression sur l’apparence physique (attention aux photos de corps parfaits), la pression sur la performance (attention aux croyances stéréotypées, telle que « les femmes sont nulles en maths »)…
  • de l’autorégulation de l’égo : c’est-à-dire sa capacité à autoréguler ses émotions et son estime face aux situations désagréables ou agréables vécues.
Notons que le narcissisme est une attitude prouvant un manque d’autorégulation. D’après Christophe André, la société actuelle crée des narcissiques en grande quantité. D’après lui le narcissisme trouve ses origines :
- d’une part, dans une éducation comparative : valoriser les succès de son enfant, ok, mais pas en dévalorisant les autres.
- D’autre part, par l’absence de limites posées aux enfants. Attention à l’apprentissage de la frustration. Une éducation positive, ne veut pas dire une éducation sans limite et sans cadre ! Bien au contraire, la discipline positive c’est savoir mettre des limites avec bienveillance.
On peut nourrir notre estime de soi par la prise de conscience du sentiment d’être compétent et du sentiment d’être apprécié. Enfin s’entrainer à l’humilité permet de renforcer son estime de soi. L’humilité, c’est « s’affranchir des comparaisons et des compétitions ».

En conclusion, il y a donc 3 axes de renforcement de l’estime de soi :

1. le rapport à soi : s’accepter, être auto-bienveillant, avoir de l’auto-compassion.
2. le rapport à l’action : savoir s’engager, savoir persévérer, s’avoir se désengager (lâcher-prise).
3. le rapport aux autres : le lien social permet d’affronter les difficultés avec moins de stress, préférer une relation d’horizontalité en dehors de toute relation dominant/dominé, le partage des succès, valoriser ses propres succès en ayant conscience de la part de notre succès liée à d’autres que nous.
Et bien voilà un petit résumé de la conférence. Faites-en bon usage et passez une belle fin de semaine.

 


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Découvrez la Brain Ball

Depuis sa vie intra utérine, l’enfant se confronte au monde qui l’entoure au travers de ses 5 sens et de son corps. Les mouvements répétés qu’il met en œuvre depuis bien avant sa naissance lui permettent de créer des connexions neuronales et ainsi de développer son petit cerveau harmonieusement.

Le corps et le cerveau sont donc en lien de façon évidente. J’ai visionné un documentaire qui parlait d’une petite bête aquatique qui, à sa naissance, est une bête mobile avec un cerveau. Puis à un moment donné de son développement, elle se fixe sur un rocher et n’a plus besoin de se mouvoir pour vivre. A partir de ce moment, son cerveau se désagrège ! Je trouve cette histoire très parlante. Et elle m’amène à me poser cette question :

« Notre corps est-il seulement un moyen de locomotion de notre cerveau comme on pourrait le croire parfois lorsqu’on voit la place qu’on accorde au corps dans les apprentissages ? Ou bien notre corps est-il indispensable à notre développement cognitif ? ».

La réponse est évidente. Et toutes les pratiques telles que la Brain Gym, la Brain Ball et le RMT (Rhythmic Movement Traning) partent de ce principe que le corps et le cerveau ne font qu’un et qu’il ne faut pas négliger le premier au profit du second.

Pour ceux qui seraient encore un peu dubitatifs, et qui ont besoin de preuves scientifiques, les voici :

Des chercheurs de l’université d’Oxford ont prouvé en 2009, qu’un apprentissage tel que le jonglage avec plusieurs balles est capable d’améliorer de façon durable les connexions cérébrales au sein de la substance blanche et de densifier la substance grise du cerveau (je vous laisse lire l’article « Training induces changes in white-matter architecture » de Jan Scholz, Miriam C Klein, Timothy E J Behrens, Heidi Johansen-Berg dans Nature Neuroscience, 2009).

C’est pourquoi aujourd’hui j’aimerai vous parler de la pratique de la Brain Ball à laquelle je me suis formée et que j’aime particulièrement pratiquer avec les enfants. D’une part, parce que les balles fabriquent toujours des petites « étoiles » dans les yeux des enfants, d’autre part, parce qu’en plus des mouvements du corps, elle sollicite beaucoup les yeux et les oreilles ce qui la rend très complète.

Si l’on devait résumer en une phrase la Brain Ball, c’est une pratique rythmique qui développe :

- La coordination,

- La concentration,

- La coopération,

- La confiance en soi.

L’activité propose une progression à petits pas, en augmentant la difficulté tout doucement pour permettre aux enfants de ne pas se retrouver en situation d’échec et aussi de pouvoir de façon concrète observer leur progression.

Les jeux se pratiquent seul, puis à deux, puis à plus de deux.

Au départ, seul le geste et la maîtrise du mouvement est attendu, puis le mouvement est calé sur un rythme de percussions, puis sur une musique rythmée.

Plusieurs objets sont utilisés : sacs de grains, petits ballons, petites balles de rebond.

Une fois que l’enfant maîtrise le mouvement des bras et les lancés, on ajoute des petits pas rythmés, parallèlement aux lancés de balles/ballons/sacs de grains.

Enfin, pour pousser plus loin les exercices de concentration, on ajoute un code couleur aux balles que l’on passera devant soi ou derrière soi selon la couleur.

En fin de parcours, on parvient à jongler avec 3 balles ou plus !

N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignement sur ces ateliers.


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Gérer ses émotions paralysantes avec la méthode TIPI

 

L’émotion peut parfois être hyper envahissante. Tellement envahissante qu’elle nous paralyse : angoisse, stress, procrastination, pleurs, colères, …. Toutes ces émotions que l’on trouve désagréables ne sont pas négatives. Elles sont là pour nous protéger. N’oublions pas que le siège de l’émotion se trouve dans la partie la plus intelligente de notre cerveau (le préfontal). C’est donc cette partie-là qui déclenche en quelque sorte un système d’alarme quand nous faisons fausse route.

Mais voilà parfois, notre cerveau pense nous protéger et finalement, il nous handicape. Il a mis en œuvre des stratégies de survie tellement puissantes, qu’elles sont contre-productives, puisqu’elles nous paralysent au lieu de nous permettre d’agir efficacement.

 

Afin de pouvoir agir, nous devons donc apprendre à maîtriser, à faire redescendre cette émotion trop forte.

 

Un des outils qui existe est la TIPI ou Technique d’Identification sensorielle des Peurs Inconscientes.

 

 

Il s’agit d’un exercice très simple à mettre en œuvre, il vous faut juste fermer les yeux dans un endroit calme et sécurisé pendant quelques minutes. Cet exercice peut se faire sans problème assis dans le métro, où n’importe où ailleurs …

 

 

C’est un outil d’urgence, lorsque l’émotion est là et nous paralyse, avant une épreuve, avant une réunion, avant un examen, ou n’importe quoi d’autre qui puisse nos stresser.

 

 

Le principe est de porter son attention sur les sensations physiques présentes dans son corps : « A quel endroit est-ce que je ressens ce stress ? » Est-ce une boule dans la gorge ? Est-ce un nœud au niveau du sternum ? Ou un mal au ventre … ? Une fois que vous avez identifié l’endroit où le stress s’exprime dans votre corps, alors fermez les yeux et « observez » cet endroit. Restez attentif à cet endroit du corps, ressentez, « respirez » dans cet endroit. Et laissez faire … Si vos repartez dans vos pensées angoissantes, revenez sans relâche dans votre corps observer votre douleur ou sensation désagréable. Notez comment elle évolue : est-ce qu’elle augmente puis diminue, ou est-ce qu’elle diminue tout de suite….

 

 

A un moment donné, elle disparaîtra d’elle-même. Il suffit de respirer et d’observer ce qu’il se passe dans votre corps. Cela prend souvent moins de 5 minutes.

 

 

Essayez cet exercice d’abord pour des petits stress et quand vous le maîtrisez, appliquez le pour les plus gros stress. N’hésitez pas à me partager vos expériences.

 

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5 Conseils pour apprendre efficacement

Qu’entend-on par le mot « apprendre » ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? les adultes répondront : « apprendre, c’est acquérir des nouvelles connaissances ou compétences, c’est se développer, … ». Les enfants eux, vous répondront plutôt « apprendre, c’est apprendre par cœur ». C’est bien normal, puisque dans leurs premières expériences d’élève, la première fois que l’enseignant a utilisé le mot « apprendre » c’est le jour où il lui a demandé d’apprendre par cœur un poème. Pour eux c’est donc ça apprendre : apprendre des phrases par cœur.

Mais qu’est-ce que signifie « apprendre » en fait ?

Mais qu’est-ce que signifie « apprendre » en fait ? Du point de vue de étymologie, “apprendre” vient de “ap” = vers soi, et “prendre”. C’est à dire faire “prendre pour faire entrer en soi”....
Et techniquement ? Et bien « apprendre » fait appel à plusieurs activités mentales* :
- Faire attention,
- Mémoriser,
- Comprendre,
- Réfléchir,
- Imaginer, être créatif.
Chacune de ces activités mentales interviennent dans les apprentissages, mais il faut bien les distinguer, car le cerveau ne peut pas tout faire en même temps, et c’est notre intention qui dicte à notre cerveau quelle(s) activité(s) mentale(s) mettre en œuvre. Cette intention c’est ce qu’on peut nommer le projet.
Donc selon le projet que l’on se fixe, il faudra mettre en œuvre préférentiellement l’un ou l’autre de ces gestes mentaux.
Par exemple, lorsqu’un professeur explique une notion pour la première fois, le projet inconscient des élèves sera de « comprendre » la notion et non de la « mémoriser ». Et cela est bien normal. Pour la mémoriser, il faudra qu’ils soient en projet de le faire.
Souvent les élèves confondent mémoriser et comprendre, ou « vivre » et « penser »… . Si les élèves vivent le cours, font les exercices demandés, voire même réalisent des expériences, ils auront vécu le moment, mais ils ne l’auront pas mémorisé pour autant. Faites l’expérience avec vos élèves ou vos enfants ; le lendemain ou plusieurs jours après un cours ou une séance de travail quelconque, demandez-leur ce qu’ils ont retenu du moment. Le cerveau aura mémorisé certaines choses bien sûr. Mais les enfants seront incapables de dérouler la séance, comme une caméra aurait pu le faire. Il y aura des exercices complètement oubliés par certains, retenus par d’autres, et même le déroulé de la séance n’aura pas été mémorisé, si bien que la mémoire aura classé les choses retenues à sa manière, différente pour chaque élève.
Les élèves précoces, quant à eux ont tendance à croire qu’ils savent car ils comprennent vite. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils auront mémoriser.
Mémoriser c’est donc de façon simple : « mettre dans sa tête ce qui est dehors ! ». Et bien oui, pour mémoriser il faut bien faire passer l’information qui nous entoure dans notre tête pour pouvoir redonner cette information sans avoir le modèle ou le support devant nous !
Par conséquent, il est important de distinguer ces 5 activités mentales :
1. Etre attentif
Vous avez bien compris qu’apprendre c’est en premier lieu, porter attention à un objet qui nous entoure. Cela peut être une leçon, mais pour tout ce qui nous entoure c’est le même processus pour le faire « entrer » dans notre tête, par exemple : apprendre à parler lorsqu’on est petit, se souvenir d’un paysage, se souvenir d’un film ou d’un livre qu’on a lu….
L’attention des élèves est donc primordiale dans la première étape des apprentissages. Ils doivent avoir leur 5 sens grands ouverts pour pouvoir faire entrer l’information. Mais attention ! certains sens peuvent être contre-productifs, par exemple :
- Un enfant dont le sens de l’ouïe est très développé sera gêné par les bruits parasites,
- Un enfant qui a besoin de bougé, de toucher, sera gêné par la position immobile demandée en classe,
Les enfants précoces ont une particularité : leurs 5 sens sont hyper développés, on parle d’hyperesthésie, ils sont gênés par les bruits parasites, les lumières vivent, les étiquettes des vêtements, les mauvaises odeurs, …. Ils sont vite en souffrance et ne peuvent plus porter attention à ce qui est expliqué en classe.
2. Mémoriser
Pour mémoriser ces informations extérieures, nous allons devoir les « penser » c’est-à-dire créer des liens dans notre cerveau, c’est ce qu’on appelle « les évocations », qui vont nous permettre de mémoriser facilement.
On fabrique ces évocations à partir de ce qui est déjà dans notre tête :
- nos souvenirs,
- nos connaissances déjà acquises,
- notre imagination…
Par exemple, pour mémoriser le mot « chien », notre cerveau va immédiatement faire venir à notre conscience l’image d’un chien connu, le nôtre ou un autre chien croisé dans notre vie.
3. Comprendre
Comprendre c’est aller encore plus loin dans les évocations en faisant des liens comparatifs avec nos acquis : « c’est plus grand que... , plus compliqué que ... , c’est comme … »
Au cours des gestes de « mémorisation » et de « compréhension », le cerveau trie les informations et les classe dans la mémoire.
4. Réfléchir
Réfléchir c’est avoir la capacité d’aller piocher à l’intérieur de sa tête dans « son réservoir de connaissance », les informations utiles et pertinentes pour répondre à une problématique.
Cela demande d’être conscient de ces connaissances et de les avoir comprises pour pouvoir les réutiliser à bon escient.
5. Imaginer, créer
Imaginer et être créatif, c’est aller encore un peu plus loin en prolongeant nos évocations. Cela se fait de plusieurs façons :
- On transforme la réalité de nos souvenirs,
- On s’imagine des choses drôles (jeux de mots par exemple),
- On s’implique soi-même en imaginant des films par exemple
- …
Les enfants précoces sont bien souvent dans les étapes 5 et 6, ils rebondissent d’une question à une autre, se perdent dans leurs réflexions et leurs imagination fertile. Ils ne prennent pas le temps de faire des évocations efficaces à la mémorisation, au moment où il faudrait qu’ils soient attentifs pour « faire entrer » cette information dans leur cerveau.
Alors voici 5 conseils pour favoriser les apprentissages de vos enfants ou de vos élèves :
1. Donner des consignes claires :
Si vous souhaitez que vos enfants écoutent pour comprendre une notion nouvelle et difficile, soyez clairs et prévenez-les : « écoutez-moi attentivement, on notera tout à l’heure… ». Ou si c’est le moment de mémoriser, alors n’hésitez pas à leur dire : « Je vais vous dire une phrase importante que je souhaiterai que vous reteniez par cœur / ou que vous soyez capable de me redire à votre manière »…
2. Ne sollicitez pas les 5 sens en même temps :
Si vous montrez un support visuel, laissez aux enfants le temps de le regarder dans le silence. Si vous leur parlez, ne les assaillez pas d’images.
3. Bouger régulièrement :
N’oubliez pas que le corps est important dans les apprentissages. Et rester assis trop longtemps peut perturber l’attention de vos enfants / élèves. N’hésitez pas à faire une pause de 3 minutes pour boire un verre d’eau et faire deux ou trois mouvements de braingym.
4. Réactiver au moins 3 fois
Le cerveau fait des choix, il choisit de comprendre ou de retenir, et il choisit aussi ce qu’il va retenir. Et c’est bien normal, le cerveau ne peut pas tout faire en même temps. Il est donc primordial de réactiver les leçons au moins 3 fois dans la semaine pour que le cerveau complète l’information retenue et l’intègre à sa mémoire à long terme.
Demander à l’enfant de nous raconter sa leçon, sans ouvrir son cahier, est la meilleure manière de réactiver sa leçon. Ensuite il regarde sa leçon et complète ce qu’il a retenu avec les points qu’il n’a pas encore retenu.
5. Développer la créativité
Placer la créativité au cœur de vos préoccupations. Laisser les enfants créer, inventer, rêver pour que les notions acquises cheminent plus loin dans leur tête, qu’elles s’ancrent dans la durée.
*Selon Antoine de la Garanderie, phylosophe et chercheur en sciences de l’éducation (mort en 2010).
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Mettez dans votre quotidien tous les gestes qui favoriseront l’apprentissage de votre enfant

Les recherches récentes dans le domaine des neurosciences ont permis de prouver de façon concrète ce que certains savaient intuitivement : une éducation violente va « créer » des adultes violents et donc une société violente, tandis qu’une éducation empathique va « créer » des adultes empathiques.

 

 

Dans sa conférence sur « Les neurosciences et le développement de l'enfant », Catherine Gueguen, pédiatre, explique que l’enfant est un être en construction, dont le cerveau est beaucoup plus fragile et beaucoup plus immature que nous ne le pensions il y a une dizaine d’années. Les neurosciences ont prouvé que l’environnement social et affectif dans lequel évolue l’enfant est primordial et va influencé son développement cérébral. Aujourd’hui, l’épigénétique a fait son apparition et nous savons que l’environnement va aller jusqu’à modifier les gènes, et par conséquent le cerveau. Par notre environnement nous agissons donc sur notre santé, sur notre comportement et sur nos apprentissages.

 

Nous savons également, dorénavant que les enfants de moins de 5 ou 6 ans, ne peuvent pas contrôler leurs émotions pour des raisons fonctionnelles ! Ils ne font pas exprès de faire des colères, de taper, de hurler, de pleurer !!!! Ils ne peuvent pas faire autrement. Ils ne commencent à pouvoir maitriser ces émotions vives qu’à partir de 5 ou 6 ans et n’auront intégrer ce contrôle qu’à l’âge adulte, si leur environnement est favorable ! Vous connaissez tous des adultes qui ne contrôlent toujours par leurs émotions, ils crient, ils tapent…. Ces adultes-là n’ont pas appris à contrôler leurs émotions, car ils n’ont pas bénéficié d’un environnement favorable pour la maturation de leur cerveau (cortex orbito-frontal).

 

Concernant les apprentissages, les récentes découvertes de la science ont prouvé que :

 

-          Tous les instants de douceur, tous les gestes empathiques et de bienveillance que nous vivons déclenchent la sécrétion d’ocytocine, qui va elle-même par effet de cascade va déclencher la sécrétion de dopamine, d’endorphine puis de sérotonine. Il s’agit, dans l’ordre, de l’hormone du plaisir de la motivation et de la créativité, puis de l’hormone de la sensation de bien-être, et de l’hormone qui stabilise l’humeur. Ces hormones sont essentielles dans le bien-être et dans les apprentissages. Les chercheurs ont mis en évidence une augmentation du volume de la zone du cerveau liée aux apprentissages (l’hippocampe) lorsque les parents apportent à leurs enfants un soutien empathique.

 

 

 

-          Inversement, lorsque les parents sont physiquement ou verbalement maltraitants, cela diminue le développement de l’hippocampe. De plus le stress bloque la production d’ocytocine et par conséquent des 3 autres hormones. En conclusion, un enfant stressé, ne pourra pas apprendre, mémoriser….

 

Par conséquent, si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour que votre enfant puisse apprendre sans difficulté ni heurt, voici quelques conseils basés sur les résultats scientifiques récents :

 

Créez un environnement favorable au développement de votre enfant, afin de permettre à son cerveau d’avoir un développement optimal. De façon concrète, vous devez avoir une « attitude empathique, soutenante et aimante » comme l’explique Catherine Gueguen. Cela passe par :

 

1.       Ayez une attitude générale bienveillante :

 

-          Le regard doux et bienveillant. La sécrétion de l’ocytocine passe énormément par le regard. Attention aux « gros yeux » qui font du mal au petit enfant,

 

-          Une voix calme et rassurante,

 

-          Des gestes chaleureux et réconfortants. N’ayez pas peur du contact, les câlins sont nécessaires au bon développement de votre enfant.

 

 

 

2.       Ne laissez jamais votre enfant seul face à ses émotions

 

-          Consoler et rassurer l’enfant lorsqu’il vit une émotion forte pour l’aider à se calmer, car il ne sait pas le faire avant 5 ou 6 ans. Et cela demande un apprentissage. Le punir, hurler plus fort que lui, le taper…. Tout cela ne fera qu’amplifier la « tempête » émotionnelle de votre enfant d’une part, et ne favorisera pas le développement de son cerveau.

 

-          Ne le laissez jamais seul pour ne pas engendrer de stress, car vous augmentez ses émotions. C’est angoissant de ressentir de très fortes émotions sans savoir les apaiser seul, cela déclenche donc du stress, qui est défavorable au développement du cerveau.

 

 

 

3.       Apprenez lui à exprimer et identifier ses émotions et ses besoins

 

Afin de lui permettre de contrôler ses émotions, il faut lui apprendre :

 

-          à reconnaitre son émotion. Faites-le verbaliser ses émotions. En méditation on dit « accueillez » ses émotions et amenez l’enfant à les accueillir de façon autonome en les exprimant.

 

-          aidez-le ensuite à identifier son besoin profond, lié à cette émotion. C’est la démarche de la CNV (communication non violente) de Marshall Rosenberg.

 

-          Et surtout montrez lui l’exemple. Exprimez vos sentiments et vos besoins.

 

    L'objectif n'est pas de nous faire culpabiliser, nous parents, mais d'avancer sereinement, ensemble, pour que la société de demain soit meilleure que celle d'aujourd'hui. Et ce sont ces prises de conscience qui font avancer la société. Je vous propose de vous accompagner pour vous aider à cheminer sur cette route qu'est la parentalité positive.

 

Confiance en soi et créativité

Avez-vous déjà fait le lien entre la créativité et la confiance en soi. Il existe pourtant !

 

 

Faites-vous partie des « créatifs » ou des « non créatifs » ? Si vous croyez faire partie des « non créatifs », vous avez sans doute le souvenir plus ou moins lointain d’un parent, ami ou professeur, qui vous disait : « c’est moche ce que tu as fait » ou « Ça ne ressemble à rien ».

 

Et depuis, vous avez abandonné le dessin, ou la sculpture, parce que vous êtes persuadés que vous n’êtes pas un artiste dans l’âme, vous n’êtes pas un créatif ! Et bien STOP ! Arrêtons là les dégâts et réfléchissons un instant.

 

 

 David Keller, ingénieur, designer et professeur américain a dit :

 

« Lorsque les gens gagnent en confiance créative, ils commencent vraiment à travailler sur les choses importantes de leur vie. Ils ont plus d’idées et prennent donc les meilleures décisions. »

 

Ainsi, d’après lui, être créatif c’est d’une part, pouvoir être en phase avec ses propres envies et besoins. Et d’autre part, c’est être plus intelligent. Jusque-là, vous me direz, rien de nouveau. Les gens créatifs et innovants sont considérés comme les plus intelligents d’entre nous ! Oui mais, tout le monde est créatif, ou en tous les cas tout le monde l’était à l’origine et tout le monde peut retrouver cette créativité. C’est ce que pense David Keller et c’est en ça que ses propos sont intéressants. Il fait partie de ces personnalités qui pensent que nous sommes tous pourvus des mêmes potentialités, mais que certains les utilisent mieux que d’autres. Tout cela étant lié à notre histoire, notre tempérament, notre sensibilité au monde…

 

Il ajoute « Ne laissons pas diviser le monde entre les créatifs et les non-créatifs comme si c’était un don de Dieu. Aidons les gens à se rendre compte qu’ils sont naturellement créatifs. »

 

Cet homme s’efforce donc dans son école, de développer la confiance créative de ses élèves. Pour cela il applique un processus de « maîtrise guidée » selon le modèle du psychologue américain Albert Bandura. Ce dernier guéri ses patients atteints de phobies en seulement quelques heures. Le principe est d’essayer pas-à-pas d’affronter sa peur, puis de persévérer dans cet effort pour acquérir en « auto-efficacité ». C’est-à-dire intégrer l’idée que l’on peut changer, que l’on peut atteindre l’objectif fixé.

 

En conclusion, par une série de petites réussites (pouvoir regarder une photo de l’objet de sa peur, puis pouvoir regarder l’objet réel, puis s’en approcher, puis le toucher, puis le prendre dans sa main ...), on transforme sa peur en familiarité. On rentre alors dans un cercle vertueux, où émotionnellement, le fait de combattre sa peur permet d’être enthousiaste à l’idée de l’affronter encore un peu plus loin.

 

Notre épanouissement passe à n’en pas douter par notre liberté à être créatif. Il faut donc que nous affrontions la peur du jugement des autres vis-à-vis de notre créativité. Chaque petit pas, petite victoire sur cette peur nous fait avancer vers notre bien-être émotionnel, personnel, mais aussi professionnel.

 

Alors n’hésitez pas à vous imposer des petits défis pour développer cette créative.

 

Et pour vos enfants, surtout, surtout, pas de jugement ! Mais accueil et regard bienveillant de ses performances. Permettez-lui de disposer d’un espace de créativité et de liberté corporelle et manuelle. Ça peut être dehors dans la terre, ou dans la baignoire, ou encore dans le garage, ou n’importe où d’acceptable pour vous… Un endroit où il pourra salir et se salir, patouiller, toucher, créer, rêver, inventer… Il grandira ainsi dans la liberté d’être lui !

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